Cleft Sentences: It was...who / What I need is...
Les phrases clivées : « It was… who » / « What I need is… »
Le français adore les phrases clivées : « C'est Marie qui a téléphoné » sonne parfaitement naturel à l'oral comme à l'écrit. L'anglais possède exactement le même outil de mise en relief, mais son usage et sa construction méritent qu'on s'y arrête, surtout dans la variante clivée en « what », qui n'a pas d'équivalent aussi mécanique en français. Cette leçon montre comment déplacer l'accent d'une phrase anglaise sur l'information que l'on veut vraiment souligner.
Grammar Comparison
Comparaison grammaticale
Le clivage en « it » : « It was... who/that »
It was Marie who called you last night.
C'est Marie qui t'a appelé hier soir.
Bonne nouvelle pour un francophone : cette construction est quasiment un calque du français. On découpe la phrase en deux : « It was + [élément mis en relief] + who/that + [reste de la phrase] », exactement comme « C'est + [élément] + qui/que + [reste] ». La seule vraie difficulté est le choix entre « who » (pour une personne, sujet) et « that » (pour une chose, ou en alternative informelle à « who »), là où le français utilise systématiquement « qui » pour le sujet quel que soit le référent. Attention aussi au temps du verbe « to be » : il s'accorde au temps de la phrase d'origine (« It was... » pour le passé, « It is... » pour le présent), alors qu'en français « c'est » reste souvent invariable même en racontant un événement passé. Cette structure est très utile à l'oral pour corriger une fausse information ou insister sur l'identité du responsable d'une action.
Le clivage en « what » (pseudo-clivée)
What I need is a bit more time.
Ce dont j'ai besoin, c'est d'un peu plus de temps.
Ici, l'anglais place la proposition en « what » en tête de phrase, suivie du verbe « be », puis de l'élément mis en valeur : « What I need is... », « What surprised me was his silence ». Le français obtient un effet similaire mais avec une mécanique plus lourde et variable selon la préposition du verbe : « Ce dont j'ai besoin, c'est... » (parce qu'on dit « avoir besoin de »), « Ce qui m'a surpris, c'est... » (parce que « surprendre » est transitif direct). L'anglais, lui, ne se soucie jamais de la préposition du verbe pour construire sa clivée : « what » fonctionne à l'identique dans tous les cas, ce qui en fait un outil beaucoup plus simple à manier une fois la structure comprise. Le piège pour un francophone est d'oublier le « be » après le groupe en « what » et de dire quelque chose comme « What I need a bit more time », en calquant directement l'ordre français.
La clivée de contraste et de correction
It wasn't John who broke the vase — it was the cat.
Ce n'est pas Jean qui a cassé le vase, c'est le chat.
La clivée est l'outil de prédilection pour corriger une erreur ou opposer deux informations, dans les deux langues à la fois, ce qui rend son usage assez intuitif à transférer du français vers l'anglais. On peut clairement l'entendre dans une conversation où l'on rectifie quelqu'un : « It's not the manager who decided, it's the board. » Le français utilise ici la négation habituelle « ce n'est pas... qui » avant d'enchaîner sur l'affirmation positive « c'est... », et l'anglais suit très exactement le même schéma avec « it wasn't... who » puis « it was... ». La différence à surveiller reste la négation elle-même : l'anglais n'a qu'un seul mot de négation dans le verbe (« wasn't »), quand le français encadre le verbe avec « ne... pas », un réflexe qu'il ne faut surtout pas transposer mot à mot en anglais.
Vocabulary
Vocabulaire
- French
- En fait, en réalité
- French
- En fait
- French
- En effet, vraiment
- French
- Précisément
- French
- Le truc, c'est que / le problème, c'est que
- French
- Il s'avère que
- French
- Souligner, mettre l'accent sur
- French
- L'accent, l'insistance
- French
- En fait, à vrai dire
- French
- Celui qui, celle qui
- French
- Ce qui compte le plus
